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Belle
Ile, Houat et Hoëdic. Les trois îles bretonnes sont posées à la
pointe sud de Quiberon. Elles vivent au rythme des bateaux et des marées.
En toile de fond, le fracas des vagues et les landes fleuries.
Dix sept kilomètres de long, une dizaine dans sa plus grande largeur,
Belle Ile apparaît comme un plateau rocheux entaillé de nombreux
vallons. Pour présenter la plus grande île bretonne, on pourrait
bien sûr évoquer le Palais et sa citadellle, ses quais ourlés
de voiliers blancs, Sauzon et ses façades pastels, la grotte de
l’Apothicaire et ses goélands, les aiguilles de Port Coton
et leurs arabesques d’écume. Mais Belle Ile réserve
bien d’autres charmes encore, ceux de sa côte sauvage, vingt
cinq kilomètres de falaises ciselées et spectaculaires.
Belle Ile la spectaculaire s’offre sans retenue. Ses petites sœurs,
Houat et Hoëdic, moins majestueuses, s’abordent avec patience.
Situées à 45 mn en ferry de Belle Ile, Houat et Hoëdic
(330 et 90 habitants) sont de dimensions modestes (quatre et deux kilomètres).
Ici, les trésors s’appellent calme et tranquillité.
La circulation automobile est bannie. On vaque à pied et à vélo
sur les sentiers sablonneux, avec en toile de fond, les maisons blanches
des hameaux qui semblent faire le gros dos face au vent.
Sur les sentiers côtiers, entre croix de pierre et menhirs, mille
petits bonheurs sont tapis au creux du chemin : humer le parfum des lys
de mer et des œillets sauvages, guetter l’arrivée du
pain et du journal par le bateau, emplir ses poches de coquillages colorés,
escalader une colonie de gros rochers moussus, se laisser surprendre par
l’envol d’un canard sauvage… Se dessine alors toute la
magie tranquille de ces îles dédiées aux vents atlantiques
et aux aventures marines.
Texte
Guylaine IDOUX - Photos Matthieu COLIN ©
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