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Loin du cliché vieillot de la danseuse accrochée à son
gardian, le flamenco se vit à 100%, entre l’ambiance studieuse
des cours de danse, les débats sérieux dans les tertulias
et les improvisations joyeuses des bars à sevillanas.
L’Andalousie du 21ème siècle
n’a pas relégué le flamenco au rayon du folklore pour
touristes. Les ruelles de Séville résonnent toujours des accents
plaintifs des guitares. C’est ici, sur les bord du fleuve Guadalquivir,
qu’est né le flamenco, au cœur de l’ancien quartier
gitan de Triana. Une histoire qui fait encore débat, commentée
dans les « tertulias », des clubs de discussions spécial
flamenco qui se réunissent dans les tavernes.
Organisés dans des palais arabo-andalous rénovés, les
cours de danse attirent de plus en plus d’étrangers, venus perfectionner
une danse en vogue dans d’autres villes européennes (exemple
: explosion du nombre de participants au cours de flamenco du Centre de danse
du Marais à Paris). La plus grande école de la ville compte
200 étudiants de 28 nationalités. Ils viennent s’initier
aux mouvements codifiés du flamenco, au croisement des cultures arabes,
juives et gitanes.
Le
soir venu, les danseurs professionnels se déchaînent dans
les « tablaos », des cabarets dédiés au flamenco.
Les bars de Triana s’enflamment aussi, au rythme des sevillanas (une
variante locale du flamenco), sous la caresse des guitares et des voix gitanes.
Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, ils tanguent et chavirent ensemble, une
mosaïque humaine à l’image de cette musique kaléidoscope,
qui chante la misère comme la joie de vivre.
Dans
l’encadré pratique, on donnera les adresses des cours organisés à Séville
(en France aussi), les adresses des meilleurs tablaos, des tertulias, des
bars à sevillanas. Une sélection d’hôtels de charme
et de restaurants complétera l’encadré.
Texte
Guylaine IDOUX - Photos Matthieu COLIN ©
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