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"Kia ora !" Bienvenue en Nouvelle
Zélande. Imaginez un patchwork de volcans fumants, de fjords bleu marine,
de geysers bouillonnants, de jungles tropicales, de glaciers étincelants
et de côtes déchiquetées. Imaginez deux îles montagneuses,
posées comme des confettis aux confins de l'Océan Pacifique.
Un dieu minutieux semble y avoir tricoté un panorama de la géographie
mondiale, posant sur un espace réduit tous les reliefs possibles.
Son éloignement a longtemps été un handicap (25 heures
de vol depuis l’Europe). A l’heure du tourisme écologique,
cet isolement est devenu son atout majeur. Cette île du bout du monde
est aujourd’hui l’une des terres les plus préservées
de la planète, remarquable pour sa faune et sa flore épargnées
des disparitions qui ont frappé ailleurs. Colonies de phoques et de
pingouins, dauphins et baleines, kiwis et geckos, plantes endémiques… La
liste des merveilles est longue. Elles sont protégées dans treize
parcs nationaux, où les chemins de randonnée sillonnent au cœur
d’une réserve écologique de premier ordre, avec ses arbres
au tronc géant (les kauris) et ses forêts de fougères
d'argent.
A
chaque étape, on s'imprègne de la culture néo-zélandaise,
tissée par les ethnies de ce pays du bout du monde, une alchimie surprenante
entre les tribus maories d'origine polynésienne dont les légendes
imprègnent chaque bout de terre, et les Pakehas, les descendants des
colons britanniques qui ne jurent que par le rugby et le five o'clock tea.
Le résultat de cette équation étonnante ? Un merveilleux
voyage au cœur du "pays du long nuage blanc".
Texte
Guylaine IDOUX - Photos Matthieu COLIN ©
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